Radar auto / plus de signalisation

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Radar auto / plus de signalisation

Messagede BF_GRINGO_LOKO » Ven 25 Mai 2007 19:19

source :

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=11577

et point de vu :

les panneaux pour prevenir les emplacements des radars devraient être enlevés.
un reportage ce matin à ce sujet, ou un gendarme expliquait que cette mesure n'était ABSOLUMENT PAS faite pour prendre de l'argent aux pauvres automobilistes, mais bien pour responsabiliser ces derniers. Choqué

Quand on pense que les radars ont pour fonction premiére de reduire la vitesse dans des portions de routes dîtes "dangeureuses", le panneau est un bon moyen de prevenir, et donc de faire ralentir.
Mais bientôt plus de panneaux...donc, ne venez pas nous dire que ce n'est pas un ptit peu fait pour garnir les caisses de l'êtat.

Je trouve ca bien dommage!!!
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Citation:
Pour les connaisseurs voici la vision, de la limitation de vitesse par la concession Autodrome à Cannes revendeur de Supercar et notamment de la fabuleuse et rare Pagani Zonda


Limitation de vitesse: une législation qui doit être abrogée.

" S'ils ont la force, il nous reste le Droit " (Victor Hugo)





En France, conduire à 180 km/h, même si vous êtes seul sur une autoroute rectiligne et sèche, en plein jour, avec une visibilité parfaite - et même si vous n'avez causé aucun préjudice à quiconque – peut vous mener en prison pour une année.



Dans ce contexte, une décision récente du tribunal d'appel de la province espagnole de Burgos peut nous servir d'entrée en matière: un conducteur contrôlé à 260 km/h sur une voie rapide -mais n'ayant causé aucun préjudice à autrui– et condamné en première instance à 6 mois de prison, a été relaxé par la Cour d'Appel qui a jugé que le délit n'était pas constitué car la "visibilité était bonne et la circulation peu importante", et qu'il n'y avait "aucune circonstance dangereuse concrète".



Ce jugement très pertinent dans ses "attendus" incite à s'interroger sur la différence de nature entre les lois qui visent à réprimer les préjudices réellement causés à autrui (ou à la collectivité) et celles qui répriment le simple risque de causer un préjudice, et notamment le délit nouvellement créé de "mise en danger d'autrui"[1].



Pour élargir la réflexion, constatons tout d'abord que bien des lois ne sont pas des décisions d'organisation politique ou économique de la société, mais bien davantage - et parfois uniquement - des moyens d'influer sur l'opinion. On parle d'effet d'annonce ou de "gesticulation". De telles lois, même si elles ne sont fondées sur aucune réalité, et vont quelquefois même à l'encontre de l'intention proclamée, atteignent néanmoins souvent l'effet de propagande recherché, si la présentation qui en est faite est assez adroite pour tromper le public.



Les exemples sont innombrables, de ce qu'on peut appeler les manipulations de l'opinion, que ce soit dans les propositions de lois, les communiqués officiels ou les déclarations des autorités. Citons parmi les cas tristement célèbres l'accident nucléaire de Tchernobyl, dont, en France, les victimes tentent encore d'obtenir réparation en justice, estimant avoir été délibérément abusées par les déclarations ministérielles ([2] et [3]) et subi de graves conséquences pour leur santé ; ou

l'interdiction tardive en 1997 de l'amiante dans le bâtiment et l'industrie, alors que ses effets cancérigènes étaient connus vingt ans auparavant (3000 décès par an actuellement, 60.000 prévus d'ici dix ans). Mise en danger d'autrui…ou blessures et homicides réels ? Il existe des cas moins graves et moins notoires, mais qui illustrent aussi bien la fréquente absence de relation objective entre lois, "vérité" gouvernementale, et réalité factuelle.



Ainsi, par exemple, un organisme de recherche[1] a récemment calculé le coût total énergétique d'un véhicule, non seulement en carburant consommé, mais évalué de manière exhaustive, depuis sa construction jusqu'à la fin de sa vie. Il apparaît alors qu'une Toyota Prius, louée pour ses prétendues vertus écologiques coûte plus d'énergie au kilomètre qu'un Porsche Cayenne, ou une Dodge Viper.



Cet impact énergétique est plus lourd pour la Prius que pour un véhicule classique parce qu'elle est plus complexe à produire – avec ses batteries, systèmes électriques et électroniques, mais aussi du fait que sa durée de vie sera inférieure, et enfin parce qu'en raison de sa technologie il sera plus avantageux de la détruire que de la réparer. Cette conclusion va à l'encontre des courants de pensée dominants, généralement propagés par les media.



Ainsi, de nos jours, des formulations simplistes et superficielles, généralement erronées, et souvent la falsification, se substituent à l'analyse, à la réflexion et à la raison.



Les limites imposées par la loi à certains comportements individuels sont définies dans des textes qui ont généralement une portée précise et exigent, pour être interprétés et appliqués, une capacité intellectuelle qu'on appelle le jugement –ce terme désignant aussi, et pas par hasard, la décision d'un juge.



Mais dans le cas des limitations de vitesse, une norme chiffrée imposée quelles que soient les circonstances l'emporte sur la notion de jugement - au sens d'évaluation des faits. L'obligation, toujours présente dans le Code de la Route, de "rester maître de son véhicule", parfaitement légitime et pouvant être interprétée équitablement selon les circonstances, était dès lors mise au rebut au profit d'un chiffre arbitraire abolissant toute prise en compte des circonstances réelles.



Dès que cette norme uniformément fixée est transgressée, le jugement n'entre plus en jeu, et aucune vision intelligente - intelligence ici prise au sens de "capacité à comprendre" - n'est plus recevable.



Chacun voit qu'une société qui, de la même façon, interdirait un jour de courir trop vite dans la rue, nager trop vite, escalader une montagne trop vite, - voire faire des gestes trop brusques, réfléchir trop vite ? - quel que soient les circonstances, serait à un certain degré déjà totalitaire dans le sens qu'anticipait Orwell dans son prophétique roman 1984.



Un irresponsable fonçant à 130 sur autoroute verglacée dans un fort trafic, avec des vitres sales, dans un véhicule lourdement chargé, et 0,49 g d'alcool dans le sang, n'encourt aucune sanction, sauf évidemment celle de l'accident très probable. Il provoque pourtant pour d'autres citoyens un risque de blessures graves, voire de mort.

A l'inverse, un conducteur expérimenté, sobre, dans une auto en bon état, sur autoroute dégagée, encourra amende, confiscation de véhicule et prison, s'il a le seul tort de juger que sa vitesse peut en toute sécurité être supérieure à 130 km/h.



Dans le premier cas, si l'on prétend prévenir blessures ou homicides par imprudence, il serait légitime et même indispensable que la police intervînt, ce qui n'arrive quasiment jamais en ces circonstances.



Dans l'autre, une législation dangereuse et injuste cause des condamnations disproportionnées. En effet, nul ne peut admettre qu'un citoyen qui n'a causé de tort à personne, parfois mère ou père de famille soit envoyé en prison pour une année entière[1] pour avoir négligé un instant de surveiller son compteur, sur une autoroute droite et dégagée ?



Par surcroît, une vitesse trop basse aggrave souvent le risque. Par faible trafic, à 120 km/h sur autoroute, la baisse de vigilance est considérable ; le cerveau s'engourdit et le conducteur peut être complètement distrait par d'autres activité, soit qu'il parle avec un passager, au téléphone, ou s'absorbe dans ses pensées en ne gardant plus qu'une attention très limitée à sa conduite.



Dans d'autres cas, la focalisation sur l'aiguille du compteur ou sur les bas-côtés pour distinguer la présence de radars – au détriment de la concentration sur les conditions de route et sur les autres usagers perturbe l'anticipation des situations et l'appréciation des risques, pourtant indispensables pour une conduite sûre.



Rien n'est définitivement joué: en 94, la Cour d'Appel de Douai a jugé, dans un cas similaire d'excès de vitesse (224 km/h pour 130 autorisés), que l'exposition directe d'autrui à un risque immédiat n'était pas caractérisée et qu'en conséquence le délit n'était pas constitué : "Il ne saurait être posé pour principe que le fait de rouler à plus de 200 km/h sur un certain type de voies, constitue une violation de la réglementation qui est à elle seule de nature à créer un risque direct et immédiat".



Cet arrêt n'est pas resté isolé, d'autres ont été rendus en ce sens[2]. Il n'y a jamais de fatalité lors qu'il s'agit de décisions législatives ou politiques qui ne reflètent ni les intérêts des citoyens ni leur volonté: chacun peut agir pour les combattre.



En Allemagne sur plus de la moitié du réseau autoroutier, la vitesse n'est pas limitée. Pour autant, le taux d'accidents mortels était en 2005, inférieur à celui relevé en France, comme le montre le tableau ci-dessous[3].



Quant aux USA où la vitesse est encore plus limitée (généralement autour de 100 km/h) et les excès très systématiquement réprimés, ce taux est l'un des plus élevés au monde, avec environ 15 tués pour 100.000 habitants et par an (45 000 morts par an, "protégés" par la limitation), soit le double de celui de l'Allemagne.



Enfin, contrairement aux "évidences" assénées par les autorités, la diminution du nombre de tués sur les routes en France, portée au crédit d'une répression toujours plus dure, n'est aucunement plus marquée dans notre pays qu'ailleurs, comme le montre la représentation chronologique des 25 dernières années ci-dessous:








Plus précisément, entre 1980 et 2004, en France où la politique de sanctions a été particulièrement durcie le nombre de tués sur la route a baissé de 13500 à 5530 (diminution de 59%), tandis que l'Allemagne, qui gardait la majorité de ses autoroutes non limitées, voyait le chiffre passer de 15050 à 5840, soit une baisse plus forte qu'en France, de 61%.



Quelle personne de bon sens et de bonne foi pourrait y lire un effet positif des limitations de vitesse et de la répression ?



Les autorités falsifient la réalité en feignant d'ignorer l'amélioration considérable de la sécurité des véhicules, facteur essentiel de la diminution des décès sur la route: obligation généralisée des ceintures de sécurité et airbags, ABS, structures déformables d'absorption des chocs, mais aussi perfectionnement des suspensions, de l'éclairage, et contrôles techniques imposés éliminant une grande part des défauts dangereux sur les véhicules (pneus, freins, amortisseurs, etc.).



En conclusion provisoire, et sans faire ici une analyse détaillée des notions juridiques qui sont en jeu, nous voulons dire clairement que nous opposons pour notre part aux dispositions légales qui répriment la vitesse en tant que telle en négligeant tous les facteurs objectifs qui sont les véritables conditions de l'appréciation des faits[1].



Selon le principe que rien n'oblige à accepter passivement une loi injuste, nous pensons qu'il convient au contraire, au lieu de se résigner, de manifester son désaccord à toute occasion et d'agir selon les moyens dont on dispose et que l'on juge appropriés pour la changer. La vie associative et politique offre encore des moyens aux citoyens de faire savoir leur choix et souvent, à rebours d'une résignation confortable, de l'imposer aux "grands" acteurs et décideurs[2].



Les media, obéissant à leur logique de "vendre du contenu", le plus possible et quel qu'il soit, s'alignent aujourd'hui quasiment toujours sur une position de conformisme mêlant fatalisme et clins d'œil ironiques aux mécontents pour sauver la face. Mais ils se gardent bien d'examiner le fond du sujet et de se positionner clairement, ce qui pourrait pourtant peser significativement sur les choix politiques et contribuer à faire échec à la démagogie.



Si l'on ne sait pas quand et comment ces dispositions seront revues et modifiées, il reste qu'il est essentiel de ne pas intérioriser cet état de fait comme étant immuable, mais au contraire de prendre conscience que la législation actuelle, nuisible, régressive et contraire au progrès, doit, à l'évidence, bel et bien être combattue et changée.



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[1] Même si la fiabilité des sondages est loin d'être avérée, celui du 28/6/2000 effectué par la SOFRES pour le Ministère des transports (donc peu susceptible d'aller à l'encontre des positions officielles) révèle que seuls 21% des automobilistes estiment dangereux de "rouler à 170/180 km/h sur une autoroute", contre 79% qui pensent que "cela dépend surtout du conducteur et de la situation". Eloquent.



[2] Une manifestation récente du pouvoir des citoyens fut la consultation de 2005 où 55% des votants rejetèrent le projet de traité établissant une "Constitution pour l'Europe", alors que la quasi-totalité des média, la majorité des partis politiques et "commentateurs" (auto-désignés porte-parole de l'opinion) prétendaient imposer au pays comme seul choix possible l'acceptation du projet.
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